RAIDLIGHT DESERT TROPHY 2024 * Episode 9
- Cécile Germin
- 12 oct. 2024
- 5 min de lecture
JOUR 7 :
Des portes du Wadi-Rum aux vagues de la mer Rouge...
Nous sommes dans un complexe de lodges et restaurant à l’entrée du Désert. Après avoir posé mon sac, Fabrice m’accueille avec une San Pellegrino bien fraîche !
Bonheur suprême… je me pose dans la cour du complexe, à l’ombre, sur une vraie chaise et je me délecte d’eau fraîche en revenant à la civilisation.
Les participants franchissent petit à petit la ligne sous les applaudissements. Quand tout le monde est bien arrivé, nous sommes invités à déjeuner dans le gigantesque restaurant qui nous attend.
Les petits bonheurs simples de vraies toilettes et de pouvoir se laver les mains correctement nous ramènent à la réalité du confort. Après un déjeuner de champions, nous prenons la route pour Aqaba, où nous finirons notre séjour.
Les corps sont fatigués mais les esprits enjoués emplissent le bus, avec sable et sueur en supplément gratuit.
Nous arrivons à Aqaba une grosse heure plus tard, dans un hôtel luxueux et imposant, au bord de la Mer Rouge. Il fait encore très chaud.
Je trépigne à l’idée de cette douche salvatrice qui m’attend. Je laisse Aline se doucher en premier, le temps d’envoyer quelques messages à GG et de ranger un peu mes affaires, mais aussi parce que je ne veux pas me mettre de pression pour cette douche. Je veux en profiter sans me presser.
4 nuits au bivouac, dans un confort très primaire, vous transforment une simple douche en un moment prodigieusement luxueux ahahah !
De base, je n’aime pas le camping. J'aime mon confort (tu connais ma passion pour la Classe Affaires ...), et sincèrement le bivouac me fait vraiment sortir de ma zone de confort.
Pudique, je n’aime pas montrer mon corps, je ne me déshabille jamais en public, j’ai bien besoin de ma douche le matin pour être opérationnelle, j’ai un côté Bree Van De Kamp maniaque de la propreté, et je n’aime pas la promiscuité.
Bon, en gros, t’as compris, j’aime tout ce que tu n’as pas sur un bivouac, au milieu du désert !
Mais cependant, j’arrive à passer outre et à vivre avec plaisir ces aventures sableuses. Ça fait partir du package, je le sais, et finalement je m’en suis déjà accommodée par deux fois.
Phobique des reptiles, j’appréhendais aussi énormément de croiser des serpents, j’avais même souvent cauchemardé en avoir qui venaient ramper sur moi pendant la nuit. Yeeurk !
L’idée de dormir dans des tentes qui ne ferment pas, un peu ouvertes à tous les vents (et tous les serpents) m’inquiétais.
Par chance (ou par déni total) je n’en ai pas vu un seul. Quelques lézards sur le parcours, mais pas de serpent. Je ne me suis levée qu’une seule fois la nuit (ma vessie n'ayant que faire des reptiles), me faisant violence pour sortir de mon duvet et de la tente à la lueur de ma frontale. Tous mes sens aux abois, j'ai expédié cette pause pipi en un temps record pour vite me replanquer sous mon duvet, qui, tout le monde le sait, est un moyen de protection particulièrement efficace contre les serpents.
Bref, revenons à Aqaba.
Après cette douche réparatrice dans le confort du 4 étoiles, nous partons nous avachir un bon moment au bord de la piscine, et sur la plage de l’hôtel.
Certains piquent une tête, d’autres geekent sur leurs téléphones, d’autres encore s’endorment sous les parasols. La récupération est enclenchée.
Nous ferons l’ouverture du bar pour arroser notre belle aventure à grand renfort de mojitos pour moi, ou de bières pour d’autres. J’assume, oui, j’en ai bu plusieurs, à ma décharge, c’était l’Happy Hour et en plus ils étaient très légers en rhum.

Cet hôtel est splendide et gigantesque, et le restaurant absolument délicieux, avec un choix hallucinant de mets locaux incroyables et de pâtisseries diaboliques.
La soirée se poursuit par un verre qui nous est offert par l’organisation (oui oui j’ai encore pris un mojito), avant que chacun, petit à petit, aille goûter au plaisir de se coucher dans un vrai lit, propre, moelleux et confortable, pour une nuit de sommeil réparateur.
JOUR 8 :
Après une nuit calme et sans ronfleurs, nous émergeons avec lenteur. Direction le petit dej avec vue sur la mer Rouge. Est ensuite prévue une excursion dans Aqaba, pour aller au « souk ».
La sortie s’avère extrêmement décevante. Je ne trouve pas la ville très jolie. De plus, nous sommes vendredi, jour et heure de prière, en plein Ramadan, et nous ne voyons pas l’ombre d’un « souk », tel qu’il peut y avoir au Maroc par exemple, juste quelques bouis-bouis qui ne promettent rien d’exceptionnel au touriste (pour ceux qui sont ouverts).
Pas moyen de trouver un malheureux t-shirt de touriste pour mon GG.
Nous finissons par tuer le temps en attendant de reprendre le bus, devant l’entrée du MacDo (fermé) mais avec vue sur mer. Une occasion supplémentaire toutefois de discuter avec Aline.
J’aurai préféré aller visiter le château ou le musée archéologique que de tuer le temps devant un MacDo.
Ce sera finalement à la boutique de l’hôtel que je ferai mes quelques achats souvenirs, relativement limités.
L’après-midi ce sera farniente pour moi, sous un parasol, et une petite sieste au frais dans la chambre avant la soirée de gala prévue par l’organisation Raidlight.
D’autres en ont profité pour faire du snorkeling et aller voir les petits poissons de la mer Rouge. Je n'ai pas de courbatures, mais je suis exténuée.
Le soir venu, débute la soirée de Gala. Et franchement, Raidlight n’a rien à envier à la grosse machine HMDS ! CA, c’est une vraie soirée de gala, nom de Zeus !!!
Pour commencer, le décor est somptueux : des tables magnifiquement dressées, nous sommes au bord de la plage, l’arche se dresse avec la mer Rouge en fond, et le soleil décroît lentement mais sûrement, nous promettant un dernier coucher de soleil à la hauteur de nos efforts sportifs.
Chacun peut aussi laisser un mot, une signature, sur la grande toile où figurent les noms de tous les concurrents. Je trouve cette idée vraiment sympa !
Ensuite, Raidlight a décidé de récompenser chacun des participants. Tous, chacun notre tour, nous allons être appelés pour recevoir un souvenir personnalisé : une magnifique bouteille de sable jordanien. J'ai beaucoup apprécié cette attention, parce que certes, les champions sont impressionnants, mais nous avons tous, jusqu'au dernier, accompli un bel exploit et nous sommes tous des gagnants.
Arrivent ensuite les podiums et les vainqueurs repartent avec un joli trophée mais aussi de belles récompenses : un bon d’achat de 300E dans la boutique Raidlight et un autre bon d’achat de 300E sur un prochain voyage avec Trail To Be Alive.
Chez Raidlight, on est pas radins et on fait pas semblant…

Le dîner est succulent, l’ambiance très sympa, Benoît fait le tour des tables pour discuter un peu avec chacun, avoir nos ressentis, et aussi nous faire rêver en nous parlant des autres voyages existants.
L’hôtel nous a réservé une surprise : une animation avec un cracheur de feu. Le spectacle n’était pas prévu par l’organisation, c’est bonus, et franchement c’était splendide ! Le gars envoie du lourd, il est plutôt agréable à regarder en plus, et la musique électro nous électrise ! Ambiance ambiance...
Le réveil étant prévu pour 2H45 le lendemain, je ne ferai toutefois pas de folies sur le danse-floor, car il est bientôt temps de rentrer en France.
Aline et moi finalisons notre sac, et au dodo !

.../... demain, c'est la fin




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